Métagram dépasse les 2 Md€ d'encours sous gestion
Trois ans et demi après sa création avec Meanings Capital Partners, le consolidateur fondé par Vincent Couroyer et Arnaud Bayzelon double son encours en un an et atteint son objectif 2026 avant l'heure.

Trois ans et demi après sa création, Métagram franchit un cap que peu de consolidateurs atteignent aussi vite : le groupe fondé par Vincent Couroyer et Arnaud Bayzelon dépasse désormais les 2 milliards d'euros d'encours conseillés, contre 1,1 milliard en juin 2025. L'objectif fixé pour 2026 est atteint avant la fin de l'année.
Un « buy and build » mené au pas de charge
Métagram est né en janvier 2023 à Paris, sur une page blanche. Ses deux fondateurs, anciens dirigeants du groupement Magnacarta, se sont associés au fonds Meanings Capital Partners, actionnaire majoritaire d'un LBO pensé dès le départ pour racheter des cabinets de conseil en gestion de patrimoine. Les premières acquisitions ont eu lieu à Toulouse, avant l'ouverture de pôles en Île-de-France (Bizouard Patrimoine, EPI Patrimoine, le family office Pater Familias) et en Nouvelle-Aquitaine.
Le rachat du groupe Valeurs & Conseils dans les Hauts-de-France, fin 2024, a fait basculer le groupe au-dessus du milliard d'euros, dix-huit mois seulement après sa naissance. Un an et demi plus tard, l'encours a doublé, porté par de nouvelles opérations et par une collecte organique à deux chiffres, très orientée assurance vie.
Le modèle : des pôles régionaux, des dirigeants qui réinvestissent
La singularité de Métagram tient à son organisation. Plutôt qu'une marque unique imposée à tous, le groupe fonctionne par pôles régionaux (Occitanie, Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France), chacun animé par les dirigeants des cabinets rachetés. Ceux-ci réinvestissent dans leur pôle et gardent leur autonomie commerciale, tandis que la structure centrale prend en charge l'administratif, la conformité et les outils. Fin 2024, le groupe comptait déjà plus de douze associés et une quarantaine de collaborateurs.
Ce schéma décentralisé attire des cabinets qui refusent la dilution dans un grand ensemble tout en cherchant un adossement financier. C'est aussi ce qui permet une intégration rapide : le cabinet rejoint un pôle déjà structuré, pas une holding lointaine.
Ce que cela dit du marché
Avec 2 milliards d'euros, Métagram rejoint le peloton des consolidateurs de taille intermédiaire, aux côtés de Rhétorès Finance (2,7 milliards) ou d'Olifan Group (2,5 milliards), loin derrière Crystal et Cyrus Herez mais avec une vitesse de croissance supérieure. Le groupe illustre la deuxième vague de la consolidation : après les plateformes adossées aux grands fonds, des structures créées ex nihilo par des professionnels du métier, financées par des fonds de taille moyenne, qui rachètent des cabinets régionaux dont les fondateurs cherchent un relais.
Pour un CGP qui envisage de céder ou de s'adosser, la trajectoire de Métagram pose la question de la suite : la prochaine étape d'un LBO est généralement la cession du fonds à un autre investisseur, et donc un changement d'actionnaire d'ici quelques années. Le modèle capitalistique, les pôles et les chiffres du groupe sont détaillés sur sa fiche dans le comparateur des réseaux de CGP.
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